A la recherche d'un éditeur...

Publié le par Edmée De Xhavée

Alors que j'écrivais  "Les romanichels", je ne pensais pas à le proposer à un éditeur. Je voulais l'écrire, le terminer, ne pas l'abandonner en cours de route comme les deux précédents. Mais celui-là avançait tout seul! De l'autre côté de l'océan, dans un petit pays de la même taille que le New Jersey où je vis, mon frère avait lui-aussi commencé son tout  premier roman (publié depuis), et nous nous envoyions nos dernières pages du jour par courriel. Et nous nous corrigions et nous complimentions mutuellement.

Lui, dès le départ il avait su qu'il désirait être publié. Et finalement, une fois que les Romanichels ont eu fini leur périple aux mille détours et ont pu ranger leur caravane pour que les chevaux se reposent, j'ai vu le manuscrit relié. Et j'ai compris qu'il voulait, lui aussi, vagabonder dans d'autres mains que les miennes seules.

Mais je l'avoue, j'ai cherché avec une certaine nonchalance! Je n'ai d'ailleurs pas tout de suite compris les arcanes du monde de l'édition. Tous les trois ou quatre mois j'envoyais quelque part, et au début, sans faire de recherches sur la maison que je contactais. Je l'ai réalisé suite à d'aimables réponses telles que celle de Caroline Cullus chez Lansman qui a eu la gentillesse de faire suivre mon manuscrit chez un éditeur plus approprié - qui n'a pas réagi!

Entretemps, j'avais terminé la rédaction d'un second roman, et je les envoyais à tour de rôle, jamais au même éditeur.

Je voulais une maison d'édition belge. J'y tenais. Et je n'ai pas cherché en dehors de notre petit royaume si ce n'est à Actes Sud, mais... il est Belge!

Mes personnages sont des Belges. Pas des petits Belges, juste des Belges. Des Belges gentils, des méchants, des intéressés, des généreux, des idiots, des passionnés, des distingués et des insortables. Ils parlent le français, ce français bien à nous qui mélange les époques et les influences régionales, qui se saupoudre de nennis, de dringuelles, de zinnekes, de brols, de vieilles bièsses, de zots. Il faut être de mauvaise foi pour ne pas le comprendre, ce français de Belgique, même si parfois une traduction et un clin d'oeil aident. Mais c'est joli, imagé, amusant, et on peut écrire et lire en belge avec plaisir. Et le parler aussi.

Nous avons un accent. Et après? Qui n'en a pas? J'ai vécu à Aix en Provence et il m'a fallu un certain temps pour réaliser que les mystérieuses lammes paillodes dont parlait mon patron étaient des lampes à iode!

Alors voilà. Un éditeur belge il me fallait, et un éditeur belge j'ai trouvé!

Publié dans Romans

Commenter cet article

martine 07/03/2009 19:24

Tu écris bien.
Je viens de lire ce petit commentaire-ci... tu sais que je ne vais quasi jamais sur les blogs... et, comme d'habitude, quand je fais un passage chez toi, je suis épatée.
Quel plaisir que celui de te connaître.
Maintenant, je peux "attaquer" ton bouquin.

m.

Edmée De Xhavée 07/03/2009 21:26


Bonne lecture, Oh visiteuse de choix!!!!


Cathy 12/11/2007 21:03

Pour notre plus grand bonheur, Edmée !

Edmée De Xhavée 13/11/2007 00:02

Merci, Katiouschka!