Edmée De Xhavée

La fête bat son plein. Aux murs de la modeste pièce remplie d’invités, une bannière étoilée de vinyl
proclame Welcome Home, Billy ! Billy a son béret et son uniforme de marine et prend l’air sur le balcon, sans doute un peu fatigué du
tintamarre et de cette sensation de familiarité, de chez soi qui l’a envahi dès sa descente du bus. C’est qu’il revient d’Irak, Billy, pour une petite permission qui lui rend le goût de ce pour
quoi il se bat. À ses côtés son père, un Billy plus âgé, épaissi, usé par une honnête vie de dur travail – il doit être fermier, ou chauffeur de camion – regarde ce fils avec un respect timide.
Détournant les yeux vers la nuit et ses étoiles, il rompt le silence et marmonne « tu as changé ! » Billy, arraché à sa rêverie, le regarde surpris et demande « j’ai
changé ? Comment ça ? » Leurs yeux se croisent enfin. « Quand tu es descendu du bus, tu m’as tendu la main … et tu m’as regardé dans les yeux ! » Les pupilles de Billy Sr sont
humides, et Billy Jr sourit paisiblement dans le noir …
Ailleurs, un jeune noir, assis à la table de cuisine en face de sa mère, une femme que l’on devine parent unique de ce fils au seuil de sa vie adulte. « M’man, j’ai une idée pour payer mon
collège ! » Mais elle, une belle femme à la beauté un peu fanée par une longue vie de soucis solitaires, sourit d’un air désabusé en agitant la tête. « Ah ça ! Et c’est quoi
ton idée, fils ? » « Si je rentre à l’armée… » Elle se contracte, son sourire se fronce en refus muet, mais il continue « je peux demander d’être dans la réserve, je
ne devrai peut-être même jamais aller en Iraq. Mais l’armée m’offrira une formation professionnelle, et j’aurai droit à aller au collège après ! » Elle s’est un peu détendue lorsqu’elle
a entendu « réserve » et l’a écouté jusqu’au bout. Elle doute encore, pourtant. « Oui, mais leur formation professionnelle, c’est valable ? » « M’man,
c’est l’armée ! » Cette affirmation solennelle la rassure alors tout à fait. Son grand garçon vient de lui enlever un souci, des heures de travail supplémentaire à l’horizon, un emprunt à la
banque. Elle sourit et le regarde avec fierté.
Ce qui précède est la description de deux spots publicitaires télévisés que l’armée diffusait abondamment pour recruter des volontaires pendant les années Bush. Dans beaucoup de quartiers à taux
de chômage élevé, ou même dans les écoles de ces mêmes quartiers, on installait des bureaux de recrutement. Un poster où le visage bronzé d’un militaire rasé de frais se détachait sur les rayures
et étoiles flottant au vent de la liberté présentait une armée aux accents de colonie de vacances un peu musclée pour adultes. Et on insistait beaucoup sur le droit au collège après le service.
Le collège est un grand souci pour les parents, il y a des plans d’épargne en place dès la naissance de l’enfant quand les parents peuvent se le permettre, car pour un collège médiocre les frais
restent d’un minerval moyen de $15.000/an en ce moment. On a donc alors créé et soigné l’image du soldat nouveau : soucieux de son avenir et de celui des siens, patriote et … sexy.
« Army Wives », feuilleton très populaire, montrait des soldats athlétiques mais tendres, des passions torrides sous le drapeau, des épouses manucurées avec une chevelure à rendre la
Vénus de Botticelli pâle d’envie – encore plus pâle, devrais-je dire, car elle n’est pas très bronzée, c’est vrai ! – avec, en fond, cette notion de défendre la démocratie et la
justice.
Le 23 mars 2003, Lori Piestewa (Kocha-Hon-Mana), une jeune Hopi de 24 ans, a été la première victime de ce carnage dont on ne compte plus jamais les victimes des deux bords …
Parole d'un sage, parole d'un vieux bonhomme de plus de 90 ans qui a fait la guerre et qui sait de quoi il parle...
Quel que soit son camp, vainqueur ou vaincu, on en sort marqué à jamais.
Aprés la pluie vient le beau temps et le soleil,
et il est bien là sur ma ville,
et pour tout le week-end,heureusement,
car demain grand barbecue à la maison :-)
je te souhaite une bonne journée et un
agréable week-end,j'espère que tu profites
bien de ton séjour,je crois que le mauvais
temps est toujours sur la Belgique.
Bisous à toi,
Mimi.
Bon, je me laisse pas faire et rend coup pour coup mais jamais je ne commence.
Rien que d'imaginer toute les souffrances qu'ils endurent surtout les civils, les enfants, les femmes, les vieux, les ...
Une horreur.
Bonne vacance, bisous.
Mais dans le problème des écoles américaines et de leur coût, je perçois quand même une petite note positive...
Chez nous, si on fait la proportion des budgets dépensés dans l'enseignement avec le nombre d'élèves inscrits,on constate que le prix est plus élevé qu'aux states et de loin ... évidemment, nous ne recevons pas de facture à l'en-tête du collège. C'est le ministère des finances qui se charge de la douloureuse avec, croyez-moi, la même rapacité.
Mais là, où ça devient vraiment dérangeant, c'est qu'on paie plus cher en Belgique pour un résultat nettement moindre, tout spécialement à Bruxelles.
Inutile d'épiloguer, tout le monde sait pourquoi, mais c'est très mal venu d'en parler et encore plus, de le dire.
Rien n'est simple.
Bien le bonjour chez nous ah ah.
Passe un excellent séjour, bisous.
Je viens en ce vendredi et fin de semaine,
pour te souhaiter une bonne journée,
Deux de mes fistons et mon mari,sont partis
de bonne heure à la pêche, j'espère qu'ils
m'apporteront une bonne pêche,pour faire
une soupe de poissons. Mais le vent vient de
se lever,et cela n'est pas trop bon au bord de
mer...
Moi,aujourd'hui,repos,lol !! trop fait la folle hier
chez ma belle maman.
j'espère que tu profites au maxi de ton séjour en
Belgique,je crois que c'est bientot la fin de ton séjour,
Gros bisous à toi,Edmée
Mimi