Femmes contre filles

Publié le par Edmée De Xhavée

Comment les filles, ces pestes faux jetons, deviennent-elles les femmes, ces amies qui portent vos fardeaux avec vous et s’empressent d’oublier vos secrets ?

 

Je me souviens du temps des filles. Prêtes à dire mine de rien qu’une telle avait de la moustache, qu’une autre allait ressembler à sa mère (notoirement moche). Que le fiancé de cette pauvre cruche la trompait à tire-larigot. Que la cousine d’une telle ne savait vraiment pas s’habiller. Et les secrets, jetés en pâture à tout qui en voulait un morceau, agrémentés de suppositions si la vérité ne suffisait pas…

 

Prêtes à voler les petits amis de quiconque …

 

Celles qui emmenaient une plus moche qu’elles au magasin pour la conseiller, et lui juraient que la mini robe lui donnait une allure moderne et cool, livrant aux regards des rotules éléphantesques. Les mêmes qui sortaient les mêmes plus moches, les condamnant à être le prix de consolation d’un copain du copain, pas trop débrouillard lui-même…

 

Sont-ce les mêmes, ces femmes d’aujourd’hui, ces complices généreuses, cachottières par loyauté, conseillères subtiles ? Ces amies dont on ne voudrait se passer parce qu’elles nous font rire à en avoir mal au ventre ou laissent sortir nos larmes de chagrin quand il le faut, nous offrent un verre de vin, un pull ou un repas au restaurant pour nous remettre en piste. Voient nos beautés, qu’elles soient fanées ou achetées chez l’esthéticienne. Nous confient la leur : suis-je trop grosse ou est-ce que ça peut aller ? Comment est ma teinture derrière ?

 

Mes amies me sont aussi chères que ma famille. Mais nous avons toutes, plus ou moins, été ces infernales filles d’autrefois. Pas bien venimeuses, sans quoi notre transformation tiendrait du miracle, mais un peu « pestes » quand même…

 

De-tout-et-de-rien-1211.jpg                                          Photo John Lonhienne

 

NB : Cet article est aussi mis en ligne à l’avance, car je suis sans ordi ou connexion, ou sans trop de temps à cause de mon retour au bercail – provisoire ou définitif. Par conséquent, je ne verrai pas vos commentaires ni ne visiterai les blogs pendant un moment ! Sorry ! Je reviendrai…

Publié dans C'est tout moi - ça

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Martine 27/05/2011 17:55


Bonsoir Edmée,

Les filles! Ah elles m'ont faite souffrir!:) Aussi, j'ai toujours préféré la compagnie des garçons, puis des jeunes gens. J'aimais leurs jeux, leurs sujets de conversation: les voitures,
l'astronomie, les voyages riches d'aventures... la poupée, la dinette, les histoires de bébé, non, ce n'était pas pour moi.
Sont-elles les femmes de maintenant, Pour certaines , on se demande si elles ont grandi. Mais dans l'ensemble, j'en rencontre plein de supers!
Bonne soirée Edmée. remets-toi bien du voyage
Bises :)
Martine


Edmée De Xhavée 27/05/2011 18:11



C'est vrai que les relations entre femmes ne sont pas simples. Mais j'ai de bonnes amies, de vraies amies qui le sont depuis parfois l'enfance, et avec l'âge - ou les multiples épreuves
partagées... - on est devenues très fiables et loyales. Mais je n'ai non plus jamais été chiffons, dinette et poupées... ni trop garçons jusqu'à un peu tard... ensuite, mon sujet de conversation
favori et le plus amusant fut, pendant des années.... "les hommes sont des salauds", ce qui nous faisait en général rire aux larmes ...et nous mettait de très bonne humeur.


Merci de me souhaiter bon retour!



H 25/05/2011 19:54


C'est pas tout-à-fait mon genre mais je ne suis pas une sainte non plus. Il m'est déjà arrivé de "mentir pieusement" quand on me demandait si cela allait bien mais c'était plutôt dans le but de ne
pas faire de la peine mais à la première occasion, je cherchais quelque chose qui avait l'air plus adéquat et le faisais essayer et alors, à ce momment là, je disais " ah, celui-ci te va bien mieux
et puis il y a ceci et cela...", en donnant des avantages à choisir celui qui lui allait le mieux.
Bisous
Verdinha


Edmée De Xhavée 25/05/2011 21:00



Moi j'avoue que j'étais un peu indifférente sans doute et conseillais sans trop de jugement, en m'alignant sur le plaisir de ma copine. Mais je n'ai pas été méchante dans mes conseils. Par
contre... ha ha ha, j'ai envoyé des lettres d'amour anonymes en  pension, et j'en ris encore!



Florence 20/05/2011 17:09


Chère Edmée si proche et malgré tout si loin ! J’espère que tu es bien dans ton ancien pays mais bien nouveau malgré tout ?
Ton article me pose problème et c’est pour cela en autre, que j’ai été si longue à y mettre un com.
Pour moi, une petite peste reste peste même arrivée grand-mère. Un vernis, soigneusement passé au pinceau soyeux, a camouflé tous les défauts de l’enfance, mais ils sont là, même s’il faut gratter
pour les voir. Comme j’en ai connu des petites pestes et des vieilles peaux-de-vaches ! Des femmes à qui ont aurait donné le Bon Dieu sans confession, mais qui au fond, n’avait pas beaucoup de
cœur, et sans que personne ne s’en doute, avec leurs gentillesses de surface, faisaient battre des montagnes. Par contre, j’ai connu aussi des fillettes et adolescentes qui se donnaient des airs de
sales gosses et qui finalement, n’ont jamais fait de mal et avaient des cœurs d’or. Mais il fallait passer l’éponge pour nettoyer le far qui cachait leurs bons fonds ! D’autres, des fillettes
adorables, qui se sont pris tellement de claques du fait qu’elles étaient trop gentilles, sont devenues aigries, et sans être méchantes, elles ne le peuvent pas, elles sont devenues méfiantes et se
sont renfermées dans leurs coquilles et vivent en égoïstes, tout simplement pour se protéger. Mais jusqu’à maintenant, je n’ai jamais connues celles que tu décris !
Tu m’en veux pas dis ? de ne pas en connaître !
En ce moment dans mon jardin, le parfum des roses c’est atténué car, fleuries trop tôt et trop abondamment, elles fanent. Mais le chèvrefeuille les remplace et embaume tout le jardin et je
t’assure, bien que son odeur soit bucolique, personne ne perd au change !
Je t’en envoie avec mes bisous sur les ailes du vent du sud-ouest avec l’espoir qu’il arrivera jusqu’à toi !
A bientôt jolie-Petite-Lune-de-Verviers !
Florence qui s’ennuie de toi !


Pâques 20/05/2011 16:42


C'est tellement bien observé!
Heureusement nous ne sommes pas toutes comme cela...j'étais toujous sincère lors des essayages, sauf avec une grande prétentieuse que je détestais, elle se moquait de ma petite taille et j'avais
rétorqué - je suis petite il est vrai mais aux âmes bien nées, la grandeur se trouve bien autrement placée- et Toc!!!


Sophie 19/05/2011 16:52


Oh, comme c'est vrai...Que deviendrais-je sans mes copines, mes soutiens dans les moments de blues et mes complices dans les fous rires ? Bien dit et finement observé, comme d'habitude...Bon
courage pour le bazar du déménagement, agitation qui permet en général de perdre 2 ou 3 kilos...les copines te confirmeront que ton pantalon flotte !


Edmée De Xhavée 27/05/2011 18:53



Mon pantalon flotte, je confirme! J'ai perdu 2 kgs et ne veut plus jamais les voir!