Retour à Woodstock

Publié le par Edmée De Xhavée

Une de ces longues et somnolentes journées de fin septembre avec des amis venus de Bruxelles. Les ombres se collaient au sol, le soleil donnait une aura de contre-jour qui accentuait la sensation un peu onirique.

 

Car rien ne paraît tout à fait réel, tangible, à Woodstock. C’est un peu comme si on entrait dans une poche du temps oubliée par le grand sablier. C’est calme, silencieux, fleuri avec cette passion love and peace. C’est ancien, à la fois bourgeois et maison de la grand-mère MacDuck, et partout on trouve les traces d’une activité culturelle et artistique née de la soif de vivre des artistes, et non du mercantilisme citadin. C’est souvent joli, charme et mauvais goût  s’alternant à l’abri du foisonnement sauvage des Catskills. Des façades de bois aux teintes pastels, des jardinets de contes de fées, des échoppes peinturlurées vendant des horreurs, des constructions austères et centenaires. Du laid, du joli, du délicat, du vulgaire.

 

Woodstock-restaurant.jpg

 

Trottoir-Woodstock.jpg

Eglise-Woodstock-1799.jpg

 

Maison-Woodstock-2.jpg

 

Aller à Woodstock est une promenade. Il faut juste se faire à l’idée que, sans passeport, on changera d’époque et de rythme, deux fois. Et on ramène avec soi le flottement qui accompagne le réveil après un rêve plus vrai que nature.

Publié dans USA

Commenter cet article

MiMi du SuD 12/11/2010 15:44


Kikou Edmée,

Je viens avec le soleil mais aussi avec une
vrai tempête de vent,le mistral qui souffle bien
fort et nous gèle lol !! depuis hier,la cheminée
carbure en continue :-) moi aussi j'aime les
marchés de provence avec les produits artisanaux,
mais on fait attention car maintenant les italiens
viennent sur les marchés,et vendent leurs produits,
exactement comme les notres !! bonne journée à toi,
ma belle,bisous de Mimi.


Edmée De Xhavée 13/11/2010 16:09



Ces Italiens, quand même



michaeline 11/11/2010 12:29


je rêve grâce à toi;-) merci et bises


Edmée De Xhavée 13/11/2010 16:11



Bises!



Verdinha 09/11/2010 20:32


Mon mari est allé (en visite) en Belgique après notre mariage ! c'est moi qui l'ai rencontré sur une plage du Portugal...Il est officier de l'armée portugaise. Il n'aurait certainement pas regardé
une hippie en longue jupe...;) mais une mini-robe, alors ça oui ! ;) Et moi je n'étais pas particulièrement attirée par les uniformes mais il était en vacances et en maillot...

La vie est marrante, qui pouvait penser un jour que je n'allais pas épouser un belge ???

Je vivais déjà au Portugal quand Cloclo est décédé et je n'ai pas connu ses dernières chansons qu'on écoutait pas au Portugal.
Bisous
Verdinha


Pâques 09/11/2010 20:14


J'avais les cheveux longs et des tuniques indiennes et j'aimais cet air de liberté, c'est juste arrivé à point pour moi (je n'aimais pas les cheveux crêpés,la position en retrait de ma mère).
Marcelle


Edmée De Xhavée 13/11/2010 16:13



Bien sûr, on voulait changer le monde, jouer aux indiennes et ne pas ressembler à nos pauvres mères, ha-ha!



Verdinha 08/11/2010 23:19


Chère Edmée,

Tu nous présentes un Woodstock tellement calme ! Je n'aurais jamais imaginé cela ! Cette période n'a pas eu d'influence pour moi. J'étais pas très peace & love, peace peut-être mais
love...j'étais une adolescente sage !
Je n'ai jamais aimé les cheveux longs pour les garçons ni les fleurs dans les cheveux. Pas mon style les hippies. A l'époque moi j'étais plutôt mini-robes et Claude François.
Et en 1970, j'ai rencontré celui qui allait devenir - et qui est encore ! - mon mari. Non, rien de rien, non je ne regrette rien !
Bisous
Verdinha


Edmée De Xhavée 09/11/2010 12:39



C'est calme car ils ont vieilli aussi, et vivent tranquillement de leur art, jardinage et sans doute encore pas mal de "fumette" mais je dois dire qu'ils ont l'air bien dans leur peau!


Moi j'aimais les bijoux indiens, j'en avais qui faisaient cling-cling, et deux jupes longues. Cheveux longs, toujours, mais plutôt sage moi aussi. Je n'aimais pas non plus les cheveux longs et
barbes cache misère pour les garçons, ni la musique indienne qui m'agaçait.


Et oui, Claude François fut aussi mon idole - pas très longtemps!


Ton mari étudiait à l'école textile? Nous avions des étudiants portugais qui logeaient à la maison