Un fameux cocktail

Publié le par Edmée De Xhavée

 Une des merveilles de notre époque, c’est le cocktail de rencontres qu’elle nous permet de faire. Fini le temps des notaires fils de notaires qui ne fréquentaient que des avocats fils d’avocats ou des médecins fils de médecins… Qui mariaient leurs enfants sans aller plus loin que les limites de la ville par des mariages que l’on disait sournoisement d’inclination mais qui avaient été soigneusement canalisés. Qui considéraient tout qui n’avait pas leurs habitudes vestimentaires, éducatives et autres comme faisant partie « des autres »… Les autres étaient une multitude, et les gens comme il faut n’étaient qu’une poignée…


Ma cousine Françoise et moi passons des heures à rire de soulagement au souvenir des jeunes gens boutonneux aux mains moites, le verbe faussement assuré et pâles comme des pierres de lune que nos mères et tantes cherchaient à capturer pour nous. On nous vantait leur bonne éducation et avenir d’une certitude effrayante. Heureusement, elles ne furent pas trop déterminées avec nous, mais nous avons des connaissances qui n’ont pas échappé à leur sort.


Quel bonheur que de travailler avec des gens que l’on n’aurait jamais approchés autrement, et de se laisser surprendre par la richesse des différences, la gentillesse bondissant de tant de manières, le courage dans la vie quotidienne, les histoires d’exodes, de guerres, de vies de fatigues, de grandes décisions, de coutumes qui nous surprennent et nous apprennent que le monde est vaste et que les gens comme il faut revêtent bien des aspects.


J’ai des amis et amies de tous les milieux, de bien des pays et opinions. Fidèle par nature, ces amis le sont depuis parfois la vie entière, et nous nous sommes accompagné/es dans toutes les débâcles et conquêtes de nos vies. Nous avons bien et mal agi, et souvent nos qualités n’ont pu avoir le dessus sur des aspects de nous que nous aurions aimé garder secrets. Mais la constante, c’est que nous nous sommes tous et toutes enrichis à notre contact, que le monde est devenu moins étriqué et solennel, que le rire y a retenti, que nos chagrins ont été soulevés et nos joies partagées. Par tous ces gens comme il faut que je connais et qui viennent de partout, de toutes les classes sociales, de tous les passés, de toutes les manières de table et goûts vestimentaires, opinions et certitudes.


C’est un fameux cocktail !

 

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Publié dans C'est tout moi - ça

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mamie Sido 29/10/2011 16:15


Voilà, je joue les revenantes !!! Plus très présente sur mon petit blog.... plein de choses à faire !
Je vois que tu as égrenné de bien jolis souvenirs depuis tout ce temps où je ne suis pas passée te faire un petit bonjour !
Et, oui, je trouve ça fantastique de pouvoir connaitre plein de personnes que l'on n'aurait jamais rencontrées dans le monde d'autrefois. Au moins un avantage important du monde moderne.
Bisous et bon week-end.


Edmée De Xhavée 30/10/2011 21:03



Oh ma pauvre, si tu dois tout rattraper, tu ne feras plus rien d'autre, ha ha ha! Ne rattrape pas!


 


Bonne semaine et bisous!



gazou 20/10/2011 09:11


quelle chance ,en effet, de vivre dans un milieu plus ouvert et de pouvoir rencontrer des gens très différents de nous


Edmée De Xhavée 20/10/2011 19:33



Oui... c'est une chance que l'on n'avait pas autrefois, sous peine de déplaire à son propre milieu!!!!



Pâques 18/10/2011 21:50


Pour les esprits étroits, la vie manque de hauteur, de panache, c'est confortable et monotone, à nous la liberté et les grands espaces :-)


Edmée De Xhavée 18/10/2011 21:54



Tu parles d'or, Marcelle! Oui, qu'est-ce que leur vie est mooooooche!



Verdinha 15/10/2011 20:11


Chère Edmée,
Tu peux dire que tu m'as bien fait rire avec ton commentaire sur mon blog !
Bisous
Bon week-end !
Verdinha


Edmée De Xhavée 16/10/2011 19:16



Bonne semaine!



Verdinha 12/10/2011 20:38


Et moi qui ne bois pas d'alcool, j'ai fait un fameux cocktail avec du Porto, du jus de pomme et du sirop de Liège avec une pointe de jus de carambole du Congo.
Moi aussi j'ai cotoyé toutes sortes de personnes, de toutes classe sociales. Je parle exactement de la même façon à un ministre comme à un sans-abri, avec respect. Je me sens bien partout du moment
qu'on me respecte aussi et je m'adapte.
Bisous
Verdinha

P.S. Je t'invite à venir faire un petit péché chez moi et manger un gâteau de chez Darcy.


Edmée De Xhavée 15/10/2011 19:43



Eh bien c'est ainsi que ça devrait toujours être, mais hélàs les gens à l'esprit étroit adorent les castes et leurs règles qui dénoncent tout de suite les intrus, ha ha ha!


Bisous!