C’est au printemps que Les romanichels ont pris la route. Ils ont traversé avec bonheur un été et un automne et au seuil de leur premier hiver, ils s’apprêtent à accueillir la compagnie d’un second roman. Oui, un second. Patience, il sortira quand il sera fignolé : la couverture, le texte, les finitions, la relecture, et les auspices célestes, sur lesquels il faut s’appuyer aussi. Son titre ? Oui, on peut en parler, du titre : De l’autre côté de la rivière, Sibylla. Un long titre, sinueux et liquide comme une rivière, et un récit aussi imprévisible que son cours. Une histoire de résilience, comme le remarquait le comité de lecture de Chloé des lys, dont voici les avis :
- Roman ou autobiographie ? Très belle écriture, simple et élégante. Originale. C’est frais, un peu à l’ancienne, un peu « vieille France » ou « Ancienne Belgique » !
Personnages attachants. Bons et mauvais sentiments. Ironie. Légèreté. Beaucoup de finesse dans la psychologie.
- Livre dense à l’écriture vivante de belle qualité. Présentation originale de toute une vie avec ses hauts et ses bas, ses bons et mauvais jours.
- « Nos vie en touchent tant d’autres, c’est comme un jeu de domino, on en bouge un, et c’est la dégringolade, parfois plus qu’on ne peut assumer… »
- C’est toute une vie. C’est triste, c’est gai, c’est vrai et sans fards. Et Boris Cyrulnik ne désavouerait pas ce livre, si bel exemple de sa théorie sur la résilience !
Je vous en parlerai encore avant sa grande naissance dans le monde feutré des pages que l’on tourne, et vous offrirai un extrait.
Mais pour l’heure, Les romanichels restent les messagers de ma plume, et se sont mérité la présentation, dans les Cahiers de la semaine (mai 2009) d’une personnalité, Luc Beyer de Ryke. Homme de lettres ô combien plus chevronné que moi, et présentateur inoubliable de notre petit écran, je ne peux qu’être très heureuse de ces éloges si bien tournés. Il parle du nombre de personnages qui l’a un peu décontenancé au début, tout comme le chevauchement des époques, mais, dit-il « au fil des pages et du récit, la saga prend corps, les êtres et les choses prennent place, s’ordonnent, le temps s’écoule, les générations se succèdent. Le lecteur alors est avide de connaître la suite. Il rit, il pleure, il vagabonde avec les personnages. En un mot comme en cent, ils se laisse emporter. C’est le chemin de vie d’une famille, de ses proches, de tous ceux qui, de près ou de loin, participent à son univers. » Il continue avec ceci : « Si je voulais abuser des références illustres dans le domaine des lettres, je dirais qu’on retrouve chez Les romanichels le côté Mallarmé et ses misérables petits secrets de famille, le côté proustien des vanités mondaines et l’allure du roman picaresque. » Et puis, remarque bien flatteuse pour moi venant de Mr Beyer de Ryke, il affirme « … je me contenterai de relever qu’Edmée De Xhavée a du style et un style. »
Merci Luc, merci les Cahiers de la semaine, et merci Les romanichels qui me semblent être de bons ambassadeurs. Le chroniqueur des grandes et petites nouvelles de ses amis et des amis de ses amis, oui, j'ai nommé Bob Boutique, a mis tout l'article en ligne sur Actu.
J’ai aussi reçu ces impressions d’une lectrice italienne, le professeur Marina P***. En français dans le texte, un français dont je vous apprécierez la perfection : « Madame, j’ai lu votre livre Les romanichels.
Merci : c’est un miroir des temps modernes, un témoignage de la crise de toutes les valeurs et – heureusement – de la chute des préjugés et des barrières entre les hommes.
De plus, j’ai admiré votre habilité dans la représentation du gap des générations.
Merci aussi pour la sympathie envers choses et gens d’Italie : ll n’arrive pas trop souvent de la trouver chez les francophones ! »
Merci chère Madame P*** pour avoir pris le temps de me lire, et de m’écrire ces lignes sur une bien jolie carte triestine.
En mars de cette année, c’était Albert Moxhet qui avait fait la critique de ce livre sur le journal verviétois « Le jour ». Albert est une personnalité de notre terroir – et d’ailleurs -, mais sur nos terres verviétoises, tout le monde, absolument tout le monde le connaît. Le loup blanc, c’est lui. Et sa présentation des romanichels soulignait, bien entendu, les aspects locaux qu’il n’avait pas manqué de remarquer. « Quatre générations de la haute bourgeoisie verviétoise du XXè siècle dynamitées par une conversation » met-il en titre. Puis il me présente et …« elle vient de publier chez Chloé des lys un roman, Les romanichels, qui décape à haute pression le mode de vie d’une certaine société qui tint le haut pavé à Verviers durant le XXè siècle, c’est-à-dire à l’époque de la prospérité de l’industrie lainière puis de sa décadence. » Plus loin, il termine : « L’humour et le drame s’y conjuguent par la grâce d’une plume souple et lucide qui ne craint ni la passion ni l’apaisement. Edmée De Xhavée a donné à son oeuvre un titre qui se rapporte certes à un épisode italien du récit, mais aussi et surtout à l’élément inconvenant que constituent la mère d’Olivia et quelques-uns de ses amis et amies pour le milieu très conventionnel et « bien comme il faut » dont ils sont issus.
Merci Albert ! Merci tous, et merci ceux qui ne disent rien mais ont aimé!

Alors, je ne peux vraiment pas me plaindre ! Un petit coup de pouce par-ci, un
autre par là, que d'encouragements de mes amis, véritables déjà ou encore virtuels, des amis anciens, et d'amis vituels de mes amis virtuels! Bref, la sortie de mon livre est accompagnée avec
grâce et générosité !
C'est la maison - "la vieille maison" - qui sert de décor aux vacances de Suzanne,
l'héroïne des Romanichels, en Yougoslavie. Maintenant, la Croatie. Et avant la guerre, Italie.
Finalement, ce sont elles, mes belles petites flammes rroms, qui danseront sur la couverture
de mon roman! La vue de la montagne Sainte-Victoire ne s'y trouvera que symboliquement dans le fond, discrète et pâle, et puis en médaillon au dos. Mais j'ai cédé à l'envie d'avoir une couverture
très belle, très professionnelle. Et comme
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