Qui suis-je?

Je suis née à Verviers (Belgique, Province de Liège) d'une famille vagabonde par nécessité. Oncles, tantes, grands-parents avaient soit vu le jour sous d'autres cieux, soit vécu sous ces autres climats, vu ces rivages encore purs de tourisme, chevauché dans les pampas ou bravé les flots sur des voiliers qui tanguaient vers l'Est ou l'Ouest. Les affaires familiales les envoyaient en Australie, Argentine, Uruguay, et la famille d'un arrière-arrière-grand-père a vécu ses belles années à Batavia, dans les Indes Néerlandaises. Ça fait beaucoup de choses à imaginer, beaucoup de personnages hauts en couleur à fréquenter, beaucoup d'histoires saupoudrées d'épices lointaines à écouter. Je suis donc partie aussi, moins loin, mais avec le même appétit pour ces "autreparts" que je voulais savourer. J'ai écrit bien des lettres, décrivant mes péripéties, mes sorties, mes coups de foudre culinaires ou pour des lieux pleins de merveilles. J'écrivais, j'écrivais, j'écrivais. Et finalement j'ai entendu ce que ça voulait dire. Ecrire, c'est "ce que je fais dans la vie". Le reste, c'est pour manger et ... écrire!

Editions Chloé des lys à Barry
Editions Librisme (Suisse)

Pour commander (attention: Chloé des lys ferme pour les vacances : deux mois d'été, deux semaines à Noël et Pâques!):
chloe.deslys@scarlet.be
www.chapitre.com

Au furet du Nord

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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 09:44

Tetra.jpgEt voilà qu’on arrivait à l’âge où on « était une jeune fille ». Les garçons faisaient des couacs avec leur voix, et nous on avait de la poitrine naissante et les règles entraient dans notre vie. On nous mettait bien en garde contre notre mauvaise humeur de « ces jours-là » que l’on devait vaincre. Et on vivait ces jours-là dans la honte : personne ne devait soupçonner que nous étions normales. Je laisserai de côté l’horreur des serviettes à laver, car je vous parle d’un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître : les serviettes à jeter étaient un gaspillage et nos mères avaient survécu aux lessives et nous le ferions aussi. J’ai dû lutter pour que la mienne cède…

Il faut dire qu’à elle, on n’avait rien dit et que quand elle a eu ses règles en classe, elle croyait être en train de mourir ! Et comme elle était dans un pensionnat religieux, on l’a enveloppée dans une couverture pour la faire sortir de la classe, ajoutant à sa frayeur : elle était non seulement mourante mais elle choquait tout le monde… Quant à son premier soutien-gorge, elle se l’est cousue elle-même en cachette car on ne parlait pas ce ça

Il n’y avait qu’à la meilleure amie que l’on confiait en classe que… je suis T.I.X ! C’était le code hermétique que mon amie Bernadette et moi avions imaginé : la première et la dernière lettre de Tampax. Le seul avantage de cet état peu agréable était qu’on avait une excuse toute trouvée – et invérifiable -  pour ne pas aller au bassin de natation ni à la gymnastique. On devait chuchoter cette confidence humiliante au professeur, sous les ricanements des autres qui savaient que nous étions impures… C’est pas ça… on ricanait aussi de la malheureuse fille un peu précocement développée qui dans la classe était la seule à avoir de la poitrine, et comme les soutien-gorge pour petites gorges d’adolescente étaient rares, ladite poitrine faisait le balancier…

Bernadette et moi étions tix presqu’en permanence, surtout si on devait sauter sur le cheval d’arçon – nous aimions assez les espaliers. Et moi rien que de penser au terrible monsieur Bodeux au bassin de natation, ce fin psychologue qui pour faire passer ma peur de l’eau m’y a jetée en m’en dégoûtant à tout jamais et encore après, je me sentais tix, très tix.

Plus tard, en vacances en Italie, alors que je refusais en rougissant d’aller faire trempette avec les autres et de me mettre en bikini, les Italiens, informés par des bataillons de mammas et de sœurs, constataient sans étonnement « ah ! tu as tes règles » … oh que la vie était donc simple tout à coup ! Je pouvais même être d’humeur fragile… Je n’étais plus impure ces jours-là… j’étais seulement un peu nerveuse

Par Edmée De Xhavée - Publié dans : C'est tout moi, ça
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Vendredi 20 janvier 2012 5 20 /01 /Jan /2012 16:02

Alors qu’elle était prête à accoucher de moi, ma mère s’est vue conseiller par le personnel de l’hôpital d’aller au cinéma pour se distraire. Mon père l’a donc emmenée se détendre dans une salle où on donnait un film d’horreur, La main avec Peter Lorre. Elle a adoré mais bon, je voulais vraiment sortir de là et une fois le film fini, elle est retournée à l’hôpital où je suis née à 2h45 du matin. Il paraît que je ressemblais à Peter Lorre, ce qui n’est pas flatteur comme je l’ai constaté il y a peu. 

 

 


 

 

Bien des années ont passé… et  je suis arrivée en 2001 (comme vous tous d’ailleurs.). Mon mari et moi avions une imprimerie, et…

Pauvre petit chat de rue ! Pauvre, mais pauvre petit ! Nous avions le cœur brisé de devoir jeter « Voyou » à la porte chaque soir alors qu’il avait passé la journée sur des boîtes de carton dans l’imprimerie. Il s’y détendait et surtout s’y goinfrait tout le jour, et on le restituait aux tiques, puces, matous couverts de croûtes et ventre creux chaque soir. Puis on a découvert, en y regardant mieux, qu’il s’agissait d’une Voyelle… pauvre, mais pauvre petite chatte vouée à une mort certaine dans la rue … Alors … eh bien, on a décidé d’en faire une heureuse bestiole, et de la capturer pour y arriver.

Elle n’a pas du tout aimé ce plan, et m’a mordue avec la vigueur et la précision d’un douanier qui vous prend pour un terroriste. J’ai tenu bon. Surtout pas lâcher. Aïe-aïe-aïe-aïe pas lâcher ! C’était pour son bien, on penserait au mien après. Nous l’avons conduite chez le vétérinaire pour la faire stériliser, et  sommes rentrés travailler le cœur gros – pauvre petite chose effrayée !

Pendant ce temps-là, ma main – la malédiction de Peter Lorre – faisait si mal que je l’aurais volontiers coupée. En fin d’après-midi elle avait le volume de la main de King-Kong, et j’ai décidé d’aller effrayer notre médecin traitant en la lui agitant sous le nez. Il s’agissait d’une ravissante Asiatique qui aurait eu sa place au concours de Miss Philippines, mais pas ailleurs. Elle a regardé la chose et a calmement dessiné les contours de la partie gonflée avec un marqueur noir, et m’a dit de revenir le lendemain si ça avait empiré. Et m’a prescrit des anti-douleurs qui auraient permis que l’on me coupe en morceaux sans que je cesse de chanter.

Le lendemain, la main de King-Kong avait changé – franchement, Peter Lorre, je n’avais rien fait, moi ! C’était ma mère qui voulait voir le film, pas moi ! – et ressemblait à une pastèque de la couleur d’une pomme au sucre : un vermillon luisant du plus bel effet. Les lignes tracées par Miss Philippines n’étaient plus qu’une bouée dans une mer de lave. « Je vous envoie chez le docteur Bond » me dit-elle avec un sourire éblouissant. Mais le docteur Bond n’a pas de rendez-vous avant le lendemain après-midi.

Sa salle d’attente ravirait Barbie si elle était malade : fleurs artificielles, tableaux romantiques avec des champs plus fleuris que Keukenhof et des rivières si brillantes qu’on dirait une coulée de glycérine. Et arrive le docteur Bond qui est UNE docteur Bond. Une noire hautaine qui s’avance vers moi comme si j’étais enchaînée au mur et elle armée de bistouris trempés dans du venin de serpent. Et en effet, j’ai beau ne pas être enchaînée, elle s’empare de ma main gigantesque et tente d’enfoncer un bâtonnet là où les quenottes de Voyelle – la pauvre petite – ont fait leur entrée dans mes chairs. « Pour voir s’il y a un abcès » dit-elle avec une férocité satisfaite, tandis que je serre les dents, car je ne prenais plus de la potion magique anti-douleur. Elle constate que non, pas d’abcès, et m’informe enfin de ce qu’elle ne peut rien pour moi de toute façon car elle, son rayon, c’est la chirurgie esthétique de la main ! Magnanime quand même elle me conseille d’aller voir le docteur *&^)_%$ (oui, c’est aussi difficile à prononcer que ça !) qui lui, est spécialiste des maladies infectieuses.

Cher docteur *&^)_%$ … en voyant la chose qui termine mon bras (car elle ne me sert même plus de main, à ce stade-là…) il s’écrie : Mais vous devriez être à l’hôpital depuis deux jours ! Vous n’avez plus de sensibilité dans la paume ! Hop ! Hôpital !

Et j’y suis restée trois jours avec un antibiotique en intra-veineuse que l’on changeait toutes les 4 heures, grelottant de froid en plein mois de juillet. Pendant ce temps là, Voyelle prenait possession de ses confortables nouveaux quartiers…

Plus tard j’ai reçu par erreur les papiers de l’assurance médicale destinés au Dr Bond. L’espionne au bâtonnet réclamait $250 pour la visite (5 minutes….) et $285 pour avoir nettoyé mon abcès… Armée de l’indignation du JUSTE, j’ai bondi sur le téléphone pour informer la compagnie d’assurance de la fraude commise, pour m’entendre dire … « qu’est-ce que ça peut vous faire ? Ce n’est pas vous mais nous qui payons ! » Non, cruche, c’est moi qui paye une assurance trop cher pour couvrir les fraudes et les galanteries que les médecins se font entre eux : Miss Philippines a envoyé à l’espionne au bâtonnet une cliente qui n’en avait pas besoin mais qui lui rapporte plus de $500. L’espionne lui rendra la pareille ou  l’invitera à un dîner de gala quelconque. Et je paye.

Voyelle va bien. Le docteur *&^)_%$ a presque volé mon cœur, car il m’a bel et bien sauvé la main, celle que Peter Lore voulait me prendre.

Par Edmée De Xhavée - Publié dans : Un peu d'humour
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Samedi 14 janvier 2012 6 14 /01 /Jan /2012 13:34

Plongée dans le labyrinthe tortueux  de l’inconscient. Le mien du moins. Prenez votre bombonne d’oxygène et … plouf !

J’ai porté, au début des années ’80, un bikini qui m’allait très bien et que je détestais. Je le trouvais hideux et voyant.

 

C’était mon bouclier.

 

Contre l’homme ! Je sortais d’une relation si traumatisante que je serais sans doute rentrée dans les ordres si je n’avais tant aimé le cinéma et l’aérobic… Le mot « homme » équivalait à croquemitaine, créature de Frankenstein et Golem réunis. L’homme faisait partie de la tribu de l’ennemi, à fuir absolument. Ne pas écouter ni croire, ne jamais baisser la garde. Tirer sans sommation. Et naturellement, cet état d’esprit semblait faire de moi l’égal de la conquête du sommet de l’Everest par la tribu ennemie. C’est une de ces lois de la nature qui ne cesse jamais de m’épater. La file d’attente ne se raccourcissait jamais.

Avec une amie, nous allions souvent à la mer sur l’impulsion du moment, impulsion basée surtout sur les caprices du temps. Nous passions des heures délicieuses à bronzer, manger des crêpes et faire le tour de ce sujet de conversation complexe et inépuisable : les hommes sont des salauds. Oh, on avait dépassé l’amertume, on riait à perdre haleine. C’est tout juste si on ne s’échangeait pas des recettes pour les cuire à petits feux. Et même ceux qui nous plaisaient un peu passaient au mixer jusqu’à ce qu’on en soit définitivement écoeurées avant que rien ne se soit passé.

Et moi j’avais mon bikini épouvantable en imitation peau de panthère, cette protection plus sûre qu’un cerbère et le mur d’un harem réunis, car les malheureux qui posaient les yeux sur moi n’avaient aucune chance : ils avaient mauvais goût ! Ciel, s’ils avaient mauvais goût… Jamais je n’aurais consenti à parler avec un homme qui aimait la peau de panthère en rayonne !

 

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Ces artifices – il y en eut d’autres, car je n’ai pas gardé le même bikini pendant si longtemps ! - m’ont assuré les sept ans nécessaires à ma guérison.  Sept ans de réflexion. Sept ans aussi d’amitiés féminines et même masculines puisque les amis ne sont pas des hommes, ce sont des amis. Ils ont le sexe des anges, et c’est bien rassurant…

Par Edmée De Xhavée - Publié dans : C'est tout moi, ça
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Samedi 7 janvier 2012 6 07 /01 /Jan /2012 10:28

Il était un pays qui n’existe plus

 

J’avais 17 ans, et la Yougoslavie ouvrait ses portes au tourisme. Et mon père a décidé de nous y emmener, mon frère et moi. Visas, valises, avion, et hop nous voilà arrivés à Pula, l’ancienne Pola de l’Istrie italienne. Hôtel tout neuf (aux lignes hésitantes, ce qui inquiétait mon père, ingénieur) composé d’un bâtiment central au bord de la falaise et entouré de plusieurs petits pavillons dans la pinède. Deux chambres à coucher, une salle de bain et un petit salon. Un chauffe-eau accompagné d’un mode d’emploi qui appartenait à un autre modèle et expliquait suavement « pousser bouton 1 » (qui n’existait pas) « si gaz pas sortir fermer petite fenêtre » etc… La femme de chambre sollicitée ne comprenait rien d’autre que le croate – et encore, qui sait, - et s’est débinée avec de grands gestes de dénégation de deux mains énergiques.

 

Je suppose que mon ingénieur de papa a fini par comprendre, et qu’on a pu se laver à l’eau chaude…

 

C’était un « voyage organisé », avec un groupe de Belges,  groupe dont les membres, souvent bien conscients que ce pays n’avait pas une longue pratique du tourisme, critiquaient tout avec une mauvaise foi crasse. Le chef du département des lamentations avait été surnommé, par mon frère et moi, Lambique, car il affichait en permanence un air désolé et nous abordait en geignant  « y a rien à faire… c’est pas comme en Belgique ». Ca nous réjouissait donc beaucoup : se donner autant de mal pour retrouver l’ambiance de sa mère patrie en prenant un visa, un avion, des dinars et 15 jours de vacances nous épatait. On avait donné des surnoms à plusieurs de nos compagnons de voyage qui eux, se sentaient surtout compagnons d’infortune. Il y avait deux jumelles plutôt moches que nous avions décorées du surnom commun de BB et Mijanou, et nous avions même composé une chanson peu charitable vantant leur manque de charmes sur l’air de Bella Ciao. Lambique avait aussi son hymne personnel sur un air de Sacha Dystel. Mon père était horrifié de nos moqueries permanentes même si il allait sans doute rire tout seul à la salle de bain.

 

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Un jour nous nous sommes inscrits à l’excursion sur « l’île des pirates »… On prendrait un bateau et on mangerait un plat local et danserait au son de l’accordéon. Je me souviens qu’en chemin on s’est aussi arrêtés dans un village pour manger et encore danser (ils devaient se dire que les touristes adoraient danser, peut-être même au petit déjeuner…) et j’ai dansé avec un jeune homme très raide qui s’appelait Sacha. Ce fut tout ce que nous avons pu nous dire : nos deux prénoms et puis zim boum boum on a tournicoté comme des toupies et il m’a cérémonieusement restituée à mon père en s’inclinant (il avait quand même peur d’être forcé de se marier pour si peu) et c’est Boris qui est venu me chercher. Puis nous sommes partis sur l’île des pirates, déserte et sans coffre à trésor mais de longues tables et bancs de bois nous y attendaient.  On nous a servi des moules à la chapelure que l’on mangeait avec les doigts. Comme on n’avait qu’une serviette en papier (c’était vraiment pas comme en Belgique, soupirait Lambique) on a vite eu des doigts très malodorants et panés. Qu’importe, le vin blanc istrien nous inspirait, et c’est au son de l’accordéon qu’encore nous avons dansé dans la pinède.

 

Au retour… émotion pas du tout comme en Belgique, nous avons fait naufrage. Lambique se voyait noyé et protestait amèrement. Mon frère et moi, contents de notre petit vin blanc, nous riions beaucoup, surtout quand Lambique et d’autres sont allés en barque sur la rive et ont essayé de tirer le bateau en criant hoooo hisse !!!  Peine perdue, on nous a tous débarqués en canots de sauvetage. 

 

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Pendant toutes ces extravagances d’émotions, j’avais sympathisé avec deux Suissesses, Luana et Anne-Marie qui connaissaient le chauffeur du car et nous ont assuré que pour un petit pourboire il nous conduirait plus que volontiers à un autre hôtel où il y avait un bar et des spectacles. Nous avons donc refusé de descendre à notre hôtel, malgré le regard indigné de Lambique qui se sentait trahi dans sa confiance puisqu’on avait comploté cet extra derrière son dos, et sommes partis à  5 vers cet autre hôtel où nous nous sommes installés. Mon père a dit au chauffeur que quand il en aurait assez de ne pas hésiter à le dire. « Oh moi, après strip tease, partir ! » répondit le brave homme. Mon père a blêmi car … le voilà qui emmène ses deux enfants de 17 et 15 ans au strip tease… une position qui fait mal pour un père divorcé à qui on confie les enfants avec moultes recommandations ! Mon frère, lui, était très réjoui de l’aubaine et n’a rien perdu du spectacle. Il était vraiment ravi de son excursion.

 

Non, ce n’était pas comme en Belgique. L’orchestre de l’hôtel reprenait les succès anglais et français … phonétiquement pour la plupart. Ma vie d’Alain Barrière ne se reconnaissait qu’à l’air car pour les paroles, Alain Barrière semblait chanter du fond de la mer. Nous nous gavions d’un infâme cognac aux œufs qui coûtait moins qu’un verre d’eau chez nous et la jeune serveuse léchait son doigt après l’avoir passé sur le goulot. Anne-Marie, notre amie Suissesse avait un bonnet de bain hideux – qu’elle appelait son cââââpet de bain – que les vagues ont eu la bonne idée de lui arracher par  un jour radieux. Elle s’est bien promise d’arpenter la plage le lendemain pour le retrouver, tant elle y tenait, mais mon frère et moi nous sommes levés tôt avec l’infâme projet de le trouver avant elle et de l’enterrer sous une roche tant il était laid. Mais la mer l’a jalousement gardé. Un type aux muscles démesurés, un Arnold local, faisait des déploiements de biceps et de pectoraux impressionnants sur la terrasse face à la mer d’un côté et aux filles de l’autre, ce qui était le côté qu’il cherchait à conquérir. Pour prendre son verre de bière il gonflait au moins 75 muscles avec un regard en travelling pour voir si on l’observait dans la gent féminine…

 

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Oh non, ce n’était pas comme en Belgique !

Par Edmée De Xhavée - Publié dans : C'est tout moi, ça
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 12:08

Les enfants sont naïfs et confiants. Ils croient à Peter Pan et la fée clochette (j’y croyais en tout cas !), à Saint Nicolas, au bon Dieu, à l’ange gardien (je lui laissais une place sur ma chaise pour qu’il s’asseye confortablement) au diable, aux fantômes. Je croyais aussi à ma « petite santé » dont je ne savais trop ce qu’elle était mais ma mère m’affirmait que les carottes et les concombres, que je détestais, étaient bons pour ma petite santé et je m’inclinais pour son bien.

 

Mais je n’étais pas sans logique. J’ai été scandalisée dès ma première année de classe du plan de Dieu qui sait tout, nous affirmait-on. Alors comment avait-il pu mettre ces malheureux Adam et Eve devant un pommier ployant sous le poids de ses beaux fruits pour leur dire, alors qu’il savait qu’ils allaient désobéir et qu’il les en punirait, de ne pas y toucher ?  Et quand j’ai posé la question, on m’a dit que j’étais impertinente.

 

Plus tard, on nous a parlé du péché mortel. On mourrait sur le champ si on faisait un péché en sachant que c’en était un bon gros, bien grave, et qu’on s’en délectait. J’en ai donc fait un, le pire que je pouvais concevoir : j’ai fait un signe de croix sur mon derrière avec de l’eau bénite, car nous avions un bénitier dans notre chambre à jeux. J’ai demandé à mon frère d’assister à l’expérience. Je ne suis pas morte et en ai conclu que les « chères sœurs » étaient des menteuses ou des idiotes bien crédules.

 

Et toc !

 

Mon amie A…, elle, a compris la supercherie de Saint-Nicolas lors de la fête du saint organisée par son école. Il avait le registre avec tous ses péchés mignons et les a lus sur l’estrade, elle debout sur ses jambes flageolantes devant lui, impressionnée par ses dentelles et sa barbe soyeuse. Il lui a demandé si elle ne recommencerait plus. Elle était honnête et brave, ainsi que lucide. Elle savait qu’elle avait ces défauts bien encombrants, et qu’ils ne partiraient pas d’un coup de la sainte crosse… Elle a donc réfléchi et courageusement a répondu qu’elle ferait de son mieux mais qu’elle recommencerait certainement. A quoi l’imbécile de Saint Nicolas s’est fâché, prenant pour rébellion ce qui était une belle franchise, et a déclaré qu’elle n’aurait pas de cadeau, ce qui fit ricaner les petites filles sages et menteuses et pousser des cris indignés aux chères sœurs. Et A… a compris que seul un faux Saint Nicolas pouvait être aussi injuste.

 

Et après, on nous accuse de ne pas avoir confiance ! Non mais….

 

Bonne année à tous!!!

 

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                                  ... et ceux-ci sont des canards sauvages!

Par Edmée De Xhavée - Publié dans : C'est tout moi, ça
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Vendredi 23 décembre 2011 5 23 /12 /Déc /2011 23:04

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Noël et son esprit, eh bien malgré toute ma bonne humeur, non.

 

Je fais partie de ceux qui attendent nerveusement que les fêtes s’en aillent, emportées loin par la Befana, les rois Mages ou les camions poubelles qui ramassent les sapins morts et les bouteilles de champagne laissées au pied des containeurs débordants.

 

Les regrets et les absents pèsent bien plus lourd pendant « les fêtes » et il me faut vraiment aller plonger dans mes réserves d’optimisme pour ne pas faire une cure de sommeil qui ne me réveillerait une fois les Mages passés et partis derrière la Befana.

 

Pourtant, paradoxe, je tiens au repas de Noël, enfin… à un « bon repas » si possible en famille. Mais les seules décorations de Noël chez moi sont les vœux reçus. Et ma bonne humeur, bien réelle parce que pétrir et dorloter la nourriture fait bouillonner la vie en moi, en dépit de tout. Ca sent bon, ça grésille, les épices s’unissent, la chaleur ambiante titille l’appétit, on parle de banalités qui font rire et unissent en douceur.  On fait tchin tchin avec tendresse, on s’est faits beaux, on laisse la santé, les factures et les soucis sur le trottoir. On évoque les images d’autres Noëls lointains, les cheveux d’anges qui coupaient les doigts mais à l’attrait desquels on ne pouvait résister, les pinces porte-bougies qui faisaient ployer les branches du sapin, le chat de la maison qui perdait la tête devant les boules, l’ange du sommet qui n’avait plus de couleur tant il était vieux, et le fait que nous ne croyions pas au Père Noël et savions très bien qu’il n’existait pas, alors que Saint Nicolas, lui… c’était du sérieux, et en prime on ne devait pas aller à la messe pour lui.

 

Je fête le solstice, la lumière qui revient, avec ses promesses de chaleur et de vérité. De triomphe sur la mort, l’engourdissement, la torpeur, le non-vivre, le mal-vivre. Ce n’est pas une résurrection, une explosion, non… c’est le signal d’un lent cheminement qui va frissonner sans cesse jusqu’à ce qu’il se fasse passage bourgeonne, grandisse, fleurisse et produise des fruits de soleil. Dans le sol des veines iridescentes se gorgent et soupirent au chant muet de la lumière, courant d’un bulbe à l’autre, d’une racine à l’autre, caressant le pelage de ces petites boules hibernantes et respirant à peine. Dans le ciel la vie scintille et souffle une haleine qui traverse le gel d’une buée subtile et le transforme en perles éphémères. Dans les eaux une multitude d’étincelles fugaces court en léchant les roches, les algues, les écailles et les peaux de la vie fluide, lui annonçant que la vie va rebondir et exulter.

 

Puissiez-vous donc célébrer ce solstice avec ceux qui vous sont chers en pensée ou en proximité, et suivre la lumière qui vous éclaire le chemin du futur !

 

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Par Edmée De Xhavée - Publié dans : C'est tout moi, ça
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Samedi 17 décembre 2011 6 17 /12 /Déc /2011 12:19

Depuis que je suis la fée de mon propre logis – et ça remonte à 1972! – mes coups de baguette magique s’abattent sans uniformité sur le décor. Je mélange tout. Je recycle beaucoup. Des rideaux ont été autrefois promus en recouvrement de sofa et chemise d’homme ; une étagère métallique a, pendant des années, séparé mon lit du reste d’un studio, sauvagement embellie par des plantes qui exprimaient leur joie de vivre au demi-mètre de foisonnement ; de vieilles gravures anglaises au chic ancien ont flirté avec des batiks indiens ; le tabouret de bobonne aux pieds de lion a fait face à deux fauteuils indonésiens en rotin sur lesquels je veillais à ce qu’un copain un peu trop replet ne s’asseye jamais sous faute de les aplatir. Il avait droit au futon au ras du sol qui lui donnait trois têtes de moins que tout le monde. Et mal au dos sans doute.


Aux Etats-Unis, je n’ai jamais trouvé de mobilier qui me plaise, sauf le divan et le fauteuil italiens, massacrés par le chien qui les aimait beaucoup aussi. Alors je ne me suis pas occupée de style mais d’avoir des choses qui me ressemblaient autant que possible (avec French accent, pas intéressé au bingo du samedi soir, mangeant des abats et regardant des films étrangers comme les intellos New Yorkais), et le vieux et moche bureau oublié par les anciens propriétaires s’est vu corrigé en on ne sait trop quoi de coloré et déconcertant que tout le monde m’admirait.


Parce que voilà… j’habite toujours dans un chez moi qui ne ressemble au chez moi de personne d’autre. Je ne le fais pas exprès, pourtant. Et je ne « décore » pas,  je regarde et garde les objets que j’aime. Qu’ils soient de décennies ou continents différents ou pas. Précieux – en ce qui concerne la valeur – ou pas.


Et je comprends maintenant la réflexion de ma mère devant ma chambre de jeune fille qui déjà - avec la table de nuit japonaise, les photos de Brigitte Bardot au plafond, le crucifix au-dessus du lit, un dessin aux teintes vives que j’avais fait de l’arrière de la maison, le tapis rongé par les mites affamées, et un vieux voile de dentelle noire sur l’abat-jour parce que j’avais lu que c’était très mode – était un prélude, me disait « mais quel bazar ! ».


Bref,  ce n’est pas la maison de Marie-Claire mais celle de Shéhérazade.

 

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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 10:29

Dans le temps, nous dit-on, tout était tellement mieux. On précise quand même avec prudence à condition d’avoir eu assez d’argent pour vivre. Car il est certainement plus gai de s’imaginer dansant le charleston en faisant tourner son sautoir et révélant la troublante lisière d’un bas plutôt qu’à genoux en train de frotter le carrelage sous la morsure du savon qui s’enfonce dans les gerçures. On se voit volontiers gente dame en poulaines brodées d’or écoutant un ménestrel en vérifiant l’aplomb d’un hennin amidonné mais pas en sabots arrachant les pommes de terre sous la pluie dans un champ boueux…


On s’affole de la pollution, des guerres et de leurs affres, du temps qui ne suffit jamais. Mais nos ancêtres ont survécu à l’odorante horreur des tas de fumier sous la fenêtre, des seaux d’urine déversés dans les ruelles. Ils ont guéri de blessures cautérisées au fer, de membres amputés à la scie, d’enfants mis au monde sur des draps douteux et lavés avec de l’eau bien peu claire. Ils ont résisté aux mouches sur la viande et aux morsures de rats. Aux tranchées et parfois plus ou moins aux gaz. Aux mises à mort arbitraires pour cause de sorcellerie, de braconnage, de marché noir, d’amour avec l’ennemi… Les guerres, ils ne connaissaient que les leurs et n’avaient pas les médias pour leur dire que celles du monde entier étaient aussi devenues les leurs. Et le temps, si les gentes dames le passaient en prière et les garçonnes en jupes courtes à danser et flirter, la plupart du reste de l’espèce humaine travaillait encore plus que nous …

 

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Tout ne devient pas pire. On ne perd pas le paradis pour entrer dans une géhenne de béton, d’internet et de souffrances. On ne tue pas l’avenir de nos enfants. Ils auront un futur que nous ne concevons pas sans doute, mais qui sera leur présent, avec ses regards nostalgiques vers un passé imaginaire et enjolivé, ses coups de passion pour des jours et découvertes extraordinaires, et les doutes que chaque génération a pour les lendemains de celle qu’elle a mise au monde.


Bon… c’est juste que je n’ai pas envie de finir l’année dans le négativisme.

 

Hugh !

Par Edmée De Xhavée - Publié dans : C'est tout moi, ça
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Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 14:10

Elle est jeune, amoureuse, modeste. On la remarque à peine, même si elle est modèle – c’est la courbe de son genou, la maigreur de son buste, la façon dont son ventre se creuse en position assise qu’il trouve plaisir à reproduire – ou poétesse passionnée qui croit trouver en lui l’essence même de ce qu’elle ressent mais exprime sans le tact de la maturité. Lui, il est déjà lui. Peintre, auteur, sculpteur, acteur… et le hasard l’a mise sur sa route.

 


Un peu de naïveté  le séduit, tout comme le pouvoir que ses mains ont sur ces jeunes chairs et sa pensée sur cet esprit tendre.  Il ne sait trop comment elle, elle toute seule, elle finit par l’encercler. Se rendre indispensable, si prévenante et humble qu’il sourit quand on lui souligne la chance qu’il a. Il s’abandonne au confort de ne plus devoir penser qu’à être lui, elle s’occupe du reste. L’intendance, c’est pour elle. Avec discrétion. Avec la vigilance d’une bête de proie. Car s’il ne le sait pas, elle le sait, qu’il est sa proie.

 


Souriante et anodine elle fera, de deux ou trois mots parfaitement choisis, tomber la tête de tous ceux qui, elle le sait, lui prendraient un peu de la lumière de son homme, cette lumière qui est à elle, qu’elle se mérite dans sa vie de l’invisible au sourire fermé.

 


Et quand il meurt, elle devient la veuve. Celle qui fut la plus proche. Qui l’a suivi pendant ses dernières années. Qui a recueilli de lui le suc même de son art et de son quotidien. Elle se décrète vestale de son souvenir – souvenir dont elle éradique tout ce qui n’est pas elle, qu’elle agrémente de moments intimes, de confidences jamais vraiment faites. Il est enfin à elle, sa chose, son souvenir, son cher défunt. Les autres femmes aimées sont des erreurs, les maîtresses des légendes, les bons amis des profiteurs, la famille des incultes.

 


Elle peut enfin porter le manteau de pourpre et rayonner de l’amour du grand homme qui n’est plus.

 

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Par Edmée De Xhavée - Publié dans : C'est tout moi, ça
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Samedi 26 novembre 2011 6 26 /11 /Nov /2011 08:31

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La semaine dernière, j’ai participé à Tournai la page. J’ai fait acte de présence, disons. De la figuration intelligente. Car les foules ne se sont pas précipitées à ma table en se renversant à coups de coudes pour voir leur exemplaire dédicacé, non. Et si ça ne vous étonne pas, ça ne m’étonne pas non plus. Je n’espérais d’ailleurs rien de tel, qu’on se rassure.

 

Cependant, mon aventure tournaisienne a eu la saveur d’une mini vacance dont j’ai tout apprécié. Par un concours de circonstances vraiment singulier j’ai rencontré à 5 minutes à pied de chez moi une autre auteure de Chloé des lys, Anne Ledru… Tournaisienne ! Je ne l’avais jamais vue mais nous avions échangé nos livres et quelques emails à leur propos. La sympathie s’était naturellement glissée entre nous. Anne a écrit La face cachée de la lune, un roman qui, avec le calme d’une lente rivière, parle des passions humaines, des secrets, de l’amour bien sûr, des humbles et des puissants. J’avais aimé le thème et une certaine douceur que l’on retrouve d’ailleurs en Anne.

 

Son mari et elle m’ont donc conduite à Tournai, et retenue à manger – des chicons au gratin, mon plat familial favori dans l’absolu : il me ramène tout de suite dans la vieille salle à manger de mon enfance, sous le lustre en forme de roue, avec la nappe damassée un peu élimée et le moelleux du molleton sous la nappe. Ensuite je suis allée passer la nuit à l’hôtel cathédrale, dans une nuit si calme qu’elle devait avoir mille ans au moins.

 

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Tôt le matin – on m’avait dit que les portes de la Halle aux draps, où se tenait l’évènement, ouvraient dès 9 heures – j’ai petit déjeuné et puis ai longé la cathédrale pour arriver à mon point de chute. Alors que je débouchais sur la place ouatée du silence matinal des petites villes trop coquettes pour se lever aux aurores, j’ai aperçu un autre être aussi éveillé que moi : bottes noires, collants pimpants d’une couleur qui clamait la joie de vivre, sac jaune, casquette impertinente… un petit pain au chocolat à moitié enfourné dans la bouche… Carine-Laure Desguin en chair et en os. Ah, c’est que nous sommes compagnes de gloires et d’aventures sur la frégate la plume ardente, mais nous ne nous étions jamais vues encore. « Mademoiselle Desguin » l’ai-je hélée pour la voir aussitôt s’engouer sous la pression du petit pain au chocolat. Pour constater qu’elle ne me surprenait pas du tout, elle est telle que je l’imaginais. Nous avons été boire un café après avoir eu la nouvelle consternante que le temple du livre n’ouvrait qu’à 10 h. De quoi nous avons parlé restera un secret inviolable mais ça a boosté notre bonne humeur naturelle.

 

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Dans la Halle aux draps, une agitation contrôlée faisait bourdonner les voix. J’ai retrouvé des visages familiers – notre éditeur vénéré, Laurent Dumortier, lui aussi auteur de livres et poésies, et d’autres auteurs – et fait connaissance avec Silvana Minchella, jolie dame qui ferait penser à une fée clochette brune – et plus vêtue, surtout en cette journée de novembre. Ainsi qu’avec Céline Gierts dont j’ai lu le livre « Orages » dans l’avion en revenant des States. Une histoire d’amour … passionnée et nostalgique à la fois.

 

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A midi, restaurant avec Bob Boutique (sans sa femme Poussin, ce qui l’a bien gêné car il ne savait pas ce qu’il aurait aimé manger ni comment il désirait la cuisson de son steak…), Micheline Boland et Louis Delville, Céline, Carine-Laure et le couple de l’année, Cathy Bonte et Diego. C’est le mariage de l’année parce que j’y ai assisté, un peu de justesse puisque je revenais des USA et avais encore des relents de musique country dans la tête.

 

Et tout ça par un temps magnifique, sous la protection de siècles de pierre, l’œuvre  somptueuse des compagnons d’autrefois qui ont élevé vers les nuages le chant de leur cœur en le nourrissant du travail d’une vie.

 

Comme quoi… Tournai la page pour moi ne fut pas vraiment un évènement littéraire mais un ensemble de petites joies, de celles qui pénètrent en profondeur. Et sans l’écriture…il n’aurait eu lieu !

 

Découvrez quelques coins de Charleroi avec notre guide Carine-Laure:

 

 


 

Et imprégnez-vous de l'ambiance de Tournai la page:

 

 


 

 

Par Edmée De Xhavée - Publié dans : Actualité
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2009: 3ème prix ex-aequo pour le Prix Pierre Nothomb avec Vous souvenez-vous? Thème: Sous le feuillage de mes chênes, je vous écris

2009: Retenue pour le Prix de la Police de Liège avec Tremblement de coeur. Thème: Canicule (Publié sous le nom de Patricia Van Praet-Lonhienne)

2008: 1er prix ex-aequo Fénélon en Colfontaine avec Tchoupy et les stiloboutchgo dgies. Thème: Par monts et par vaux


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